Meurs-toi,
Jeunesse assombrie..
Que tes souffles jadis aisés s'éreintent,
que la lueur de ton âme se fasse éteinte
..Jeunesse assombrie..
Que tes souffles jadis aisés s'éreintent,
que la lueur de ton âme se fasse éteinte
Délecte toi de ces caresses,
éternellement somptueuses, promptement haïssable,
dont tu n'auras plus droit..
Berce-toi d'illusions,
pureté sournoise, puissance harassée..
Enivre-toi des rêveries persistantes que l'on ne cesse de t'infliger..
Que tu es frêle..
Pars à l'affut de cet éphémère tant souhaité,
qui demeure cependant si bas..
Heurte-toi!
Saigne!
Contemple ce vide qui comme le silence envahi peu à peu tes veines.. Ressens cette emprise, cette renonciation ce pouvoir, pour la dernière fois..
Il est venu le temps, ou toutes tes peines se feront vaines, ta confusion anodine, et ton existence plus signifiante que jamais..
Savoure,
la douleur à laquelle tu ne goutteras désormais pas..
Empreinte lugubre, plaisance morne, émotion délicate, soupir morose, ambition désappointée, meurs-toi...
